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Vendredi 18 mai 2007

Michel Terestchenko :  « Banalité du mal, banalité du bien. » à 20h30 au lycée de l'Arc Orange, entrée libre dans la mesure des places disponibles.
Dans le cadre de la programmation culturelle d’éducation citoyenne  « Apprendre à vivre ensemble. Vers  de  nouvelles  solidarités  citoyennes. »  du Musée d’Histoire 1939-1945 – L’Appel de la Liberté de Fontaine-de-Vaucluse du Musée d’Histoire 1939-1945 – de Fontaine-de-Vaucluse

 Le conférencier :
  Michel TERESTCHENKO, philosophe, enseigne à l’Université de Reims et à l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix - en - Provence. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de philosophie politique et de philosophie morale, dont les deux derniers sont : Un si fragile vernis d’humanité, banalité du mal, banalité du bien (La Découverte, 2005) et Les Complaisantes, Jonathan Littell et l’écriture du mal (en collaboration avec Edouard Husson, édité chez François Xavier de Guibert, 2007).

 Sa conférence : 
   On a longtemps pensé que la capacité humaine à faire le mal à grande échelle était réservée à des êtres d’une nature ou d’un caractère maléfique. On sait aujourd’hui que c’est une capacité ordinaire qui se réalise dans certaines circonstances historiques, politiques ou sociales déterminées, quoique certains hommes ou femmes témoignent d’une capacité de résistance héroïque. La conférence exposera les facteurs multiples de cette destructivité ordinaire, tout en montrant qu’il existe une banalité du bien dont on est trop souvent oublieux. Que des individus obéissants puissent se livrer à des actes de cruauté et de torture, cela n’est pas vrai seulement dans les sociétés totalitaires. Les sévices pratiqués à Abou Ghraïb et ailleurs (en Afghanistan et à Guantanamo) montrent que les démocraties ne sont pas épargnées par cette inquiétante capacité dont il s’agit de comprendre les mécanismes et d’empêcher l’apparition. La question est donc d’une brûlante actualité. En témoignent aussi bien le succès des Bienveillantes de Jonathan Littell – un roman qui suscite de légitimes interrogations et critiques – que l’accueil réservé au film admirable de Donnersmarck,  La vie des autres.

 

 

 

 

 

 

Par TZIBOULSKY - Publié dans : agorange
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Dimanche 28 janvier 2007

à 20h30 Salle polyvalente du lycée de l'Arc à ORANGE

Le conférencier : Claude DEBRU, philosophe et historien des sciences, est professeur de philosophie des sciences à l’Ecole Normale Supérieure (rue d’Ulm).

A publié notamment : L'esprit des protéines, Paris, Hermannn, 1983;  Neurophilosophie du rêve, Paris, Hermann, 1990, deuxième édition  revue et augmentée, préface de Michel Jouvet, Paris, Hermann, 2006;  Philosophie de l'inconnu : le vivant et la recherche, Paris, PUF, 1998; Le possible et les biotechnologies, Paris, PUF,2002.

Sa conférence : Le développement scientifique et technique des biotechnologies date réellement des années 1970. Il s'agit donc d'un phénomène assez  récent, dont la progression a été beaucoup plus rapide que prévu. Toutefois l'idée est bien antérieure, et la technologie elle-même repose essentiellement sur des processus existant dans la nature, et révélés par la biologie moléculaire dans les années 1960. Il est notable que ce sont les biologistes moléculaires impliqués dans le développement des biotechnologies qui ont les premiers posé la question des dangers potentiels, et qui l'ont résolue par un contrôle très strict  de certaines expérimentations (mais pas de toutes). On traitera particulièrement des biotechnologies médicales, largement  développées aujourd'hui et passées dans l'utilisation courante. Les champs d'application des biotechnologies en dehors de la médecine sont très vastes, et peuvent être l'objet d'évaluations objectives  sans a priori.

 

 

 

 

Par Agora - Publié dans : agorange
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Vendredi 15 décembre 2006

Le conférencier :    Pierre MANENT , né en 1949 à Toulouse, est ancien élève de l'ENS (Ulm) et agrégé de philosophie. Ancien assistant de Raymond Aron, il enseigne la philosophie politique à l'EHESS.

A publié notamment  : Histoire intellectuelle du libéralisme (1987, rééd. Hachette « Pluriel », 1997), Cours familier de philosophie politique (Fayard 2001, TEL Gallimard 2004); La raison des nations. Réflexions sur la démocratie en Europe (Gallimard, 2006). Son livre sur Tocqueville vient d'être réédité : Tocqueville et la nature de la démocratie (TEL Gallimard, 2006)

 Sa conférence :Tocqueville a découvert la démocratie comme phénomène "irrésistible" : quelque chose que nous voulons et désirons, mais aussi quelque chose qui nous arrive et qui nous transforme. Nous devenons un homme nouveau, un "homme démocratique". Quelle est l'étrange nature de la démocratie, si proche et familière, et parfois si inquiétante ?

 :Tocqueville a découvert la démocratie comme phénomène "irrésistible" : quelque chose que nous voulons et désirons, mais aussi quelque chose qui nous arrive et qui nous transforme. Nous devenons un homme nouveau, un "homme démocratique". Quelle est l'étrange nature de la démocratie, si proche et familière, et parfois si inquiétante ?

 

Par Agora - Publié dans : agorange
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